Hojo Undo
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Les « hojo-undo » sont des exercices complémentaires à l’éducation de certaines techniques. Les pratiquants utilisent des instruments traditionnels de musculation visant à développer les sensations, la puissance, le renforcement musculaire et articulaire.

 

Hojo = Complémentaire / Undo = Educatif

Le makiwara

Poteau de frappe, accessoire indispensable à l’entraînement traditionnel, en usage à Okinawa. La pièce est constituée d’un poteau en bois, planté à la verticale dans le sol, et d’un paillasson (pour les plus traditionnels), classiquement réalisé en tresses de paille de riz, qui en coiffe la partie supérieure, qui reste mobile.

         

De face ou de profil, le pratiquant frappe le paillasson avec différentes techniques de poing, de main ouverte, de coude, de genou et de pied afin d’habituer ses armes naturelles, à la violence des chocs répétés, tout en exerçant les positions et postures correctes pour permettre un développement de l’énergie dans les coups portés ( Kimé).

Ce travail régulier développe sur les mains des callosités et des rugosités. L’essentiel étant toujours la forge du corps, tout entier, au travers de ses frappes.

 

Le « chishi »

Instrument traditionnel utilisé pour la musculation des avants-bras et le renforcement des poignets. Constitué d’un manche au bout duquel se trouve une masse en pierre, ciment ou métal, et ayant un poids pouvant varier de 3 à 15 kg.

On exécute des enchaînements techniques à partir des positions de karaté, afin  d’exercer tous les muscles sollicités.

         

 

Le « nigiri game » (appelé aussi « sanchin jarre »)

Le nigiri game, ou jeu de nigiri, sont des fioles en céramique spécifiquement conçues pour la formation du karatéka. Ceux-ci sont utilisées, particulièrement pour développer les muscles des doigts et des avants-bras, pour fortifier les saisies effectuées par le karatéka. Les jarres peuvent être remplies progressivement par du riz, du sable ou encore par du gravier selon les capacités du pratiquant.

         

 

Le « sashi »

Pierre en forme de cadenas. Leur poids varie de 5 à 10 kg. Utilisés par paire, ils servent à travailler les techniques de main et de pied, tout en renforçant les techniques de jambes.

         

 

Le « kongoken »

Large anneau métallique, de forme ovale et étirée sur environ 1.60 mètre, et pesant de 20 à 60 kg. Utilisé dans les écoles traditionnelles. Sa forme rappelle celles du corps humain afin d’habituer le pratiquant à le manipuler. Chojun Miyagi senseï a conçu cette instrument après avoir observer des lutteurs à Hawaï.

 

le « tan »

Bâton long lesté d’une pierre à chaque extrémité, sa forme se rapprochant très fort à celle d’haltères. C’est instrument permet la musculation de tout le corps.

         

 

Le « tetsu geta »

Sandales métalliques utilisées pour le renforcement des techniques de coups de pied. Le pied doit agripper la sandale avec une extrême contraction, vu que le poids se trouve à l’extrémité du membre. L’utilisation de cette instrument permet la croissance de rapidité des coups de pieds.

 

« Kakié »

Une autre caractéristique du karaté « goju-ryu » est l’entraînement au combat rapproché, appelé « Kakié ».  Il comprend des techniques de saisies, de projections, de luxations, de balayages, d’attaques de poings et de pieds. 

Rapporté par Kanryo Higaonna, de Chine, et développé par Chojun Miyagi, il permet de travailler les applications des katas (Bunkaïs). 

Outre cette notion de combat et de défense, Kakié permet de travailler la verticalité, la distance entre partenaire, ainsi que la stabilité du corps.  Il n’y a qu’un contact permanent entre les pratiquants, qui se situe au niveau des poignets. 

C’est un travail musculaire, chacun exerçant une résistance sur l’autre afin d’agir sur l’ensemble des muscles sollicités pour une bonne tenue du corps pendant l’exercice.

Ce travail de coordination nous vient de la « Boxe Chinoise » que Chojun Miyagi senseï a exercé lors de son séjour en Chine.